samedi 20 septembre 2008

Douce Pokhara



Il est de ces endroits, en voyage, ou l'on regrette d'etre arrive si tot, tant on croit que par la suite, rien ne sera plus aussi beau. Pokhara en fait partie.

C'est la 2eme ville touristique au Nepal, dit-on. Moi je trouve qu'il y fait bien paisible, pourtant... On dit aussi que c'est une des premieres villes envahies par les hippies. On les comprend. Autour du grand lac s'articule toute la ville, et dans celui-ci se refletent les plus hautes montagnes du monde.


Ma guest house est comme je les aime: grand jardin tout fleuri, accueil chaleureux, nombreuses terrasses. Je ne sais comment j'ai en plus recu la petite chambre sur le toit, mais ce qui est certain, c'est que je n'aurais pu rever d'une plus belle vue depuis ma terrasse. Au loin, on voit, derriere un petit village, les Annapurnas et le Fish Peak (on le devine au loin derriere, sur la photo).


Par contre, cette nuit et ce matin il a plu... Je ne connais pas de mot pour decrire une douche pareille. Bien contente de ne pas etre ni sur la route, ni en trekking. C'est exceptionnel fin septembre, disent "ceux qui savent'.



C'est pourquoi, comme la pluie est passee, et puis aussi comme j'ai trouve un compagnon de trekking, nous avons decide de partir demain matin, pour le grand Tour des Annapurnas.
Dix-huit jours, a priori.
Apres avoir partage nos pharmacies, dentifrices, lampes de poche, barres de cereales et autres gels douche, et apres que j'ai dit ma maniere de voir le trekking et les choses en general (je dis ce que je pense, j'aime bien etre seule donc faut pas trop me coller et je compte bien me trouver d'autres trekkeurs pour completer notre duo), nous avons ete chercher nos permis de trek, fait nos dernieres courses ensemble et meme bu un the et, somme toute, ca s'est bien passe. Il a l'air tres gentil, ce garcon, et malgre son physique de gringalet (encore une vraie croquette) et sa mine de pain frais, je pense que non seulement il me defendra contre les chiens errants (je me suis renseignee discretement, avant de lui proposer d'aller trekker, et il m'a repondu que son pere avait 3 enormes chiens, ce qui evidemment lui a fait marquer des points) mais aussi il a un caractere suffisamment souple pour eviter qu'on ne se dispute.
Depart donc prevu demain matin, 5h45.
A priori pas de nouvelles avant le 8 octobre, sauf si on va tres tres vite.
Et, pour ceux qui seraient inquiets, rassurez-vous, c'est pas le gars de la photo...

jeudi 18 septembre 2008

Mystique Lumbini


Finalement, les 22 heures de train annoncees se sont revelees n'en etre que 15... Ce qui n'etait pas plus mal, vu le confort tres sommaire. Paysages magnifiques, rizieres, petits villages, compagnons de voyage charmants, 3 indiens en voyage d'affaire. Arrivee vers 10 heures a Gonakhpur, d'ou j'ai litteralement saute dans un bus pour Sunauli a la frontiere, que j'ai finalement passee, apres moult tracas administratifs, vers 14 heures, heure indienne. Apres tout ca, n'ayant vraiment plus le courage de reprendre encore un bus de 8-9 heures pour Pokhara, j'ai donc eu la bonne idee de m'arreter a Lumbini, a 25 km de la frontiere nepalaise, ville sacree ou serait, dit-on, ne le bouddha.
Partout, des petits drapeaux de priere ornent les arbres, c'est tres joli. Il regne un calme et une serenite ici, un vrai bonheur apres la cohue de Delhi.
Des milliers de pelerins de toutes les nationalites viennent ici, c'est un peu la Lourdes nepalaise, quoi. Du moins, c'est ce que l'on dit, car je suis tres etonnee du peu de touristes que je rencontre. De Delhi a ici, pas un seul. Et ici, la majorite ont le crane rase et sont habilles en robe orange. Je me laisse encore quelques jours de reflexion avant de me convertir... En plus des pelerins, la ville sacree attire aussi son lot d'estropies, mutiles et handicapes, mais je n'ai toujours pas compris si c'est dans un espoir de guerison, ou d'aumone plus genereuse vu la demarche de purification des touristes...

Ou que j'aille, je suis surprise par la gentillesse des Indiens. On m'indique le chemin, mon siege dans le train, sans meme que je n'ai rien demande; on me donne la derniere couchette; on marchande ma course en taxi a ma place, il y a meme un groupe dans le train qui a partage son diner avec moi qui, dans mon empressement a quitter Delhi, n'avait prevu pour ce long trajet qu'un coca chaud.

Je quitte cette douce etape vendredi matin, pour Pokhara ou Thansen, selon l'etat de la route.

mercredi 17 septembre 2008

Infernale Delhi

Ca y est, j'y suis enfin! Depuis le temps que j'attendais ca...
Les premieres 24 heures, que je redoutais tant, se sont finalement tres bien passees.
Premiere epreuve, aller de l'aeroport de Delhi a Paharganj ou il faut encore trouver un hotel. Il est 2h du matin, heure locale, et je n'ai pas envie de me retrouver dans les petites rues, seule, avec mon sac a dos comme unique ange gardien. Un rapide coup d'oeil sur mon voisin dans l'avion m'a deja suffi pour comprendre qu'il ne ferait pas l'affaire. Commence alors une penible selection: a qui vais-je demander de prendre un taxi avec moi? J'exclus d'emblee les milliers d'indiens dont les familles les attendent, le type, la-bas, transpirant, au regard lubrique, les 2 allemands qui me repondent avoir deja tout reserve depuis des lustres, les groupes dont le bus climatise attend dehors, la pin-up en talons aiguilles et mini-jupe (quelle idee!), ces 3 jeunes anglais qui ont tout compris a l'Inde, a la vie en general et qui m'enervent deja, et surtout le bel espagnol qui a l'air tout perdu et qui, avec son physique de croquette, sera juste bon a s'enfuir au cas ou un chien enrage nous attaquerait. C'est finalement avec une francaise charmante que je prendrai le taxi, puis l'hotel. Pas de vilains chiens, heureusement. Chanbre fraichement repeinte en rose, mais effluves de peinture, bruits de marteau dans la chambre qu'on retape a cote, gamins criards dans la cour d'ecole en bas, vacarme dans la rue, cris des marchands, j'ai du mal a comprendre comment j'ai dormi jusqu'11h du matin.

A peine dans la rue, c'est le choc: Delhi est toujours aussi infernale; crasseuse, puante, oppressante, bruyante et agitee, mais cette fois-ci, en plus, il fait torride. Heureusement, les petits cafes n'ont pas change eux non plus, et c'est avec une joie non dissimulee que j'ai mange mon premier thali a la meme table que les fois precedentes. Un coup de mousson pour nettoyer un peu les rues et tout semble plus calme tout a coup.

N'empeche, je m'enfuis des ce soir, en train, pour Gorakhpur (22h de trajet!), d'ou je rejoins la frontiere a Sunauli en bus (3h), puis de la je tache de trouver un autre bus vers Pokhara (encore 8h), ou j'espere arriver dans un etat aceptable vendredi soir, avant de partir en trek.
Merci a tous pour vos petites attentions de ces derniers jours, a Cecile pour son carnet, ses coups de mains utiles et son soutien moral, a Marie pour son impressionant kit beaute, a Delphine-Anne-Zoe-Alex-Celine qui l'ont complete des indispensables acessoires de la travel girl accomplie, a Thomas pour ses sages conseils en matiere de vie en Inde, a Suz pour son coup de fil de derniere minute, et a tous les Hupin avec qui j'ai passe une merveileuse fete de Noel lundi.
RDV a Pokhara!

samedi 6 septembre 2008

Un dernier verre à la maison?


Après les Apéros Urbains, venez découvrir les Apéros Hupin...Vendredi prochain, en sortant du boulot, avant le cinéma, après le diner de famille, entre le foot et les bières au café, passez à la maison pour boire un verre. Ouverture du bar dès 18 heures.